Séminaire de formation: Réussir sa prise de parole avec les méthodes issues du théâtre

 

Bilan, en partenariat avec AskFor, vous propose un séminaire de formation pour améliorer sa prise de parole. La journée se tiendra le 10 octobre 2018 à la FER à Genève (8h30-17h00).

Peur de prendre la parole en public ? L’idée de défendre une position, de présenter un projet ou un nouveau service en public vous met mal à l’aise ?

Grâce à cette journée de formation, vous tirerez profit des techniques issues du théâtre pour:

  • Gagner en aisance en maîtrisant sa diction, sa gestuelle et sa voix
  • Préprarer son message en fonction de l’auditoire
  • Maîtriser les techniques professionnelles pour capter l’attention du public

> Lire le programme complet (PDF)

Interview Télé : Chaîne régionale du canton de VD et FR

Des cours de théâtre en entreprise
AskFor propose des cours d’improvisation théâtrale destinés aux entreprises pour faciliter notamment la prise de parole en public. Entrepreneurs reçoit son fondateur, Christophe Béguin.

S’exprimer en public, un talent qui s’apprend

PME Magazine – 3 mai 2018
Par Edouard Bolleter

Les cours qui permettent de dompter ses peurs et sa timidité face à un auditoire rencontrent un succès croissant en Suisse romande.

C’est souvent un handicap important pour les cadres et les dirigeants d’entreprise. Prendre la parole en public peut s’avérer une véritable torture pour certains et freiner considérablement leur carrière. Que ce soit devant une commission, un auditoire ou des collaborateurs, le patron ou le chef d’équipe est amené régulièrement à s’exprimer devant un parterre attentif. Maîtriser cet exercice, c’est aussi faire preuve d’autorité et de compétence. Un talent oratoire qui est parfois inné, mais souvent absent chez la plupart d’entre nous.

Gérer l’émotivité et le stress

Que ce soit de la timidité, de l’angoisse ou un manque de confiance en soi, nombre de personnes ont alors besoin d’un accompagnement professionnel pour dépasser ce cap autant psychologique que comportemental. Dans le monde de la formation, on appelle cela l’art oratoire. Et la demande et l’offre explosent en Suisse romande. Exemples parmi d’autres: la société Apprentus.ch, qui propose des enseignants en art oratoire dans tous les cantons, Superprof.ch ou encore Face à Vous, à Genève. Interrogés, plusieurs coachs nous ont décrit ces formations pas vraiment comme les autres.

Sandra Amodio est une jeune entrepreneuse qui a lancé Exprimerie en 2015 dans de splendides locaux à Neuchâtel. Formatrice avec un brevet fédéral et coach en prise de parole, elle décrit avec passion son métier. «Mon rôle consiste à accompagner des personnes et des groupes dans la révélation de leur potentiel oratoire grâce à des techniques de communication et de théâtre. Mon objectif est aussi de concevoir des formations autour de la problématique de la prise de parole tant dans des milieux scolaires, professionnels que privés. Oser s’exprimer dans le cadre de son travail, face à sa hiérarchie, est fondamental pour garder un équilibre dans la relation à soi et à l’autre, dénominateur commun d’une communication efficiente.» Comment procède-t-elle? «Nous faisons un travail spécifique qui permet de consolider les appuis physiques et vocaux. Le but est de prendre la parole en toute circonstance devant un public large ou restreint, en gérant l’émotivité et le stress. Et que cela devienne un plaisir. Cette pratique s’adresse à toute personne amenée à parler en public, à animer des groupes de travail ou souhaitant développer des compétences orales à titre personnel.» Sandra Amodio en a fait le constat: l’art oratoire amène à travailler des aspects très personnels auprès des élèves, qui vont au-delà de la simple prise de parole: «Il est important d’oser exprimer ses points de vue sans culpabilité et sans peur, pour ainsi déjouer les inhibitions verbales qui sont, par ailleurs, aussi l’une des causes du burn-out.»

On apprend ainsi à conduire une discussion, à persuader, à exprimer son point de vue, mais aussi à gérer des situations difficiles. Une véritable leçon de vie, en somme. A ce sujet, la Neuchâteloise insiste sur le fait que les groupes ne doivent pas dépasser six personnes, afin de personnaliser au maximum l’accompagnement. «Notre problématique de base est de poser un diagnostic, de mettre des mots sur un potentiel manque de confiance.» Au total, l’accompagnement se déroule sur deux ou trois mois afin que les personnes puissent s’exercer, entre les cours, dans leur contexte professionnel.

A la manière d’un acteur

Christophe Béguin a pour sa part lancé en 2009 l’entreprise de formation continue AskFor à Lausanne. L’entrepreneur vient du monde des grandes sociétés et son approche est pragmatique. Il constate un renforcement de la demande de la part des PME: «Les besoins vont en grandissant de leur part et la demande en formation oratoire s’amplifie depuis des années. Aujourd’hui, dans le monde de l’entreprise, on a tous besoin de s’exprimer clairement, que ce soit en petit comité ou en public. Il est intéressant de constater que ce ne sont plus uniquement des cadres mais aussi des collaborateurs spécialisés qui doivent présenter leurs produits ou services à l’extérieur.»

La démarche de formation d’AskFor est fortement liée au «théâtre d’entreprise». Encadrés par deux experts, les élèves tirent profit des techniques utilisées par les acteurs et les grands managers en travaillant sur les postures et les comportements qui facilitent l’art de parler face à une audience. «Vous explorez les dimensions de la voix et de la gestuelle qui améliorent l’expression orale et renforcent votre impact pour réussir votre prise de parole en public. Les objectifs sont aussi de comprendre l’importance de la préparation, de la construction du message et du discours en fonction de l’auditoire, puis de gagner en aisance en travaillant sa diction, sa voix et sa gestuelle avec des mises en situation», ajoute le fondateur d’AskFor. «Nous prenons le meilleur de ce que fait le comédien dans son métier et nous letransposons, nous l’adaptons au monde de l’entreprise.» Un comédien est d’ailleurs systématiquement présent durant les cours qui se déroulent sur deux jours dans les locaux du formateur à Lausanne ou au sein de l’entreprise. «Depuis deux ou trois ans, les clients demandent davantage un accès vidéo pour se préparer à la théorie. Ils arrivent ensuite aux cours pour entraîner uniquement la pratique. En outre, le besoin de formation pour bien «réseauter» et bien se présenter est aussi très en vogue», conclut Christophe Béguin. A noter qu’il existe également des formations académiques en Suisse romande pour se former à parler en public. La plus connue est La Manufacture (Haute Ecole des arts de la scène, anciennement Haute Ecole de théâtre de Suisse romande.) Cette école lausannoise dispense notamment un enseignement dans le domaine des arts et des métiers de la scène. Hormis la prise de parole en public, l’école donne des cours éclectiques qui pourraient intéresser de nombreux entrepreneurs. On pense notamment à la formation «Comment préparer un discours ou une présentation publique». Les cours montrent comment structurer son intervention et comment faire ressortir le message essentiel et ne pas perdre son fil rouge. Il s’agit d’abord de travailler sur des textes déjà rédigés, puis sur ses propres textes.

Chaque exercice pratique est enregistré devant une caméra, puis visionné sous forme de débriefing. Autre proposition de La Manufacture, les très prisés conseils pour s’adresser aux médias. Les objectifs de cet atelier visent à acquérir les outils pour préparer un entretien TV ou radio, à exercer l’interview pour apprendre à gérer ses émotions et rendre vivantes ses interventions ainsi qu’à réagir de la bonne façon face à différents types d’interview.

Fidel Castro a prononcé en 1960 le plus long discours de l’histoire de l’ONU, un speech de 4 heures 29 pour «dire la vérité». La coach et metteuse en scène Sandra Amodio a lancé sa société Exprimerie en 2015.

«La demande émane aussi bien des cadres que des collaborateurs.»
Christian Béguin Fondateur, AskFor

Les astuces de Sandra Amodio pour capter son auditoire

Respiration: il est primordial de respirer profondément avant de commencer son intervention et de bien se tenir droit. «Se sentir ancré dans le sol avec les épaules détendues et le cou flexible pour bien regarder toute l’assemblée.»

Mental: la première pensée en entrant sur scène doit être positive, il faut s’encourager soi-même.

Visage: la posture faciale est tout autant essentielle. «Je conseille de sourire, d’être dans l’ouverture du visage.»

Public: le considérer non pas comme une masse, mais comme plusieurs individus. Un peu comme si l’on s’adressait à une seule personne.

Ton: il faut bien sûr parler fort et articuler. L’orateur doit occuper l’espace, faire des pauses pour laisser respirer le public qui a aussi besoin d’intégrer les informations.

Gestuelle: ne pas hésiter à accompagner la prise de parole par quelques gestes explicatifs ou à décrire les choses avec ses mains.

“Il faut rester calme et laisser le client vider son sac”

Source: Confédération Suisse – Interview de Chris Béguin

Les griefs d’un client mécontent peuvent déstabiliser. Pour éviter que la situation ne s’envenime, écouter attentivement et choisir les bons mots se révèle souvent efficace. 

Dans la presse alémanique, les porte-parole de grandes enseignes bancaires et de la distribution s’inquiètent: aux guichets et aux caisses, les employés seraient de plus en plus nombreux à se voir confrontés à des clients insultants. Sans qu’il soit forcément question d’agressivité, la gestion d’une clientèle mécontente concerne l’ensemble des entreprises. De nombreux outils existent pour éviter que la situation ne tourne au vinaigre. Selon Christophe Béguin, un client en colère peut même devenir un client très fidèle s’il reçoit un retour professionnel et efficace. Le formateur en entreprise lausannois livre ses conseils.

Quel est le premier réflexe à adopter face à un client fâché?

Christophe Béguin: Il faut tout d’abord prendre conscience qu’une réclamation, qu’elle soit agressive ou non, découle d’un besoin qui n’a pas été assouvi ou d’une prestation qui ne correspond pas aux attentes. Le client se fâche car il se retrouve démuni. Face à une situation de ce type, il faut avant tout rester calme, écouter attentivement et laisser la personne vider son sac. L’interrompre avec un «oui, mais», par exemple, ajoutera de l’huile sur le feu. En même temps, il ne faut pas rester passif. Si cela est possible, prendre des notes représente une bonne stratégie.

Quel est l’enjeu principal de ce premier contact?

Béguin: Souvent, un client mécontent s’éparpille et évoque beaucoup de choses qui ne sont pas pertinentes. Prenons un exemple: une personne qui organise un séminaire dans un hôtel se présente à la réception car le beamer ne marche pas dans la salle qu’il a louée. Il évoquera certainement pêle-mêle son intervenant VIP, le prix de la location ou encore l’attente des participants. Mais le problème, c’est le beamer. L’enjeu consiste à dégager ce qui est le plus important dans le flux des informations. Il faut adopter une écoute active. Affronter un client mécontent est stressant. On a alors tendance à réfléchir à ce que l’on doit répondre plutôt que d’écouter.

Quelle est la meilleure manière de répondre au client?

Béguin: Je conseille de commencer par le remercier pour sa réclamation. Par exemple: «Je vous remercie, Monsieur, d’être venu m’informer de cette situation. Je vais voir avec vous quelles sont les solutions possibles.» Cela provoque un étonnement qui permet de calmer une éventuelle agressivité. Il convient ensuite de montrer que l’on a compris la situation en énonçant les faits de manière objective, puis de résoudre le problème. Parfois, cela peut être fait rapidement. Mais dans certains cas, il n’est pas possible de répondre immédiatement à la demande, pour des questions de temps ou de sécurité, par exemple. Il faut alors proposer une solution alternative. Lorsqu’un employé n’a pas directement ce pouvoir, il doit montrer que la demande est bien prise en compte. Je recommande ici d’utiliser le «je» plutôt que le «on». «Je vais informer la personne responsable et je vais veiller à ce qu’elle vous contacte rapidement» est beaucoup plus indiqué que «on va voir ce qu’on peut faire». Un client mécontent peut devenir un client satisfait et très fidèle s’il a le sentiment que l’équipe a fait preuve de professionnalisme, qu’il a reçu l’écoute et l’aide dont il avait besoin et qu’il a pu choisir parmi de bonnes propositions.

Y a-t-il des phrases à éviter?

Béguin: «Ce n’est pas de ma faute» et «vous vous trompez» sont à bannir. Mais parfois, une simple reformulation suffit pour présenter la situation sous un jour plus positif et montrer que l’on est impliqué. «Je ne sais pas» peut ainsi facilement être transformé en «je me renseigne».

Quelles sont les spécificités des réclamations par téléphone?

Béguin: Par téléphone, tout est exacerbé. Dans la mesure où le contact visuel est absent, le choix des mots est d’autant plus important. Il faut aussi être particulièrement vigilant concernant le bruit ambiant. Si deux collègues rient à côté de la personne qui prend la réclamation, le client aura l’impression qu’on se moque de lui. Il faut savoir que certaines personnes se lâchent beaucoup plus facilement par téléphone et que les insultes sont plus fréquentes.

Et celles des interactions en face à face?

Béguin: La bonne attitude passe aussi par le physique. Il faut rester ancré sur ses deux pieds, bien en face de son interlocuteur. L’enjeu consiste à montrer à la personne qu’elle parle à quelqu’un de stable qui est là pour elle. La gestuelle constitue une part très importante de la communication, aussi lors de la gestion des réclamations.

Comment réagir si la situation dégénère?

Béguin: Rien ne justifie de se faire insulter. Il faut tout de suite verbaliser ce dérapage et transmettre le dossier à quelqu’un d’autre, idéalement un supérieur hiérarchique. Si aucun manager n’est disponible, c’est un collègue qui doit prendre le relai. Dans 99% des cas, cela fait retomber la pression. Si, malgré tout, les insultes se poursuivent, au téléphone, il convient de mettre un terme à la conversation, en informant la personne que l’on va raccrocher. En face à face, il faut adopter la technique du disque rayé: répéter calmement et autant de fois que nécessaire qu’il est impossible d’accéder à la requête et la raison pour laquelle cela est impossible, sans explication supplémentaire. La personne finira par se décourager et, probablement, par partir. Si cela ne se produit pas, il me semble justifié de lui demander de quitter les lieux.

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L’impro, ce n’est pas que pour rire

Migros Magazine – 27.06.2016
Texte: Tania Araman Photos: Jeremy Bierer

Ateliers de prise de parole en public, formations en entreprise, cours pour enfants: au-delà du monde du spectacle, l’improvisation théâtrale s’impose de plus en plus comme un outil de développement personnel et professionnel.

L’improvisation théâtrale n’a jamais autant eu la cote dans notre pays. Certes, voilà belle lurette que les rois de la répartie, amateurs ou professionnels, s’affrontent sur scène à coups de bons mots, en suivant les suggestions les plus délirantes du public. L’exercice se décline à l’envi, entre les désormais traditionnels matchs d’impro opposant deux équipes et les spectacles construits de bout en bout sous les yeux de l’assistance.Mais une dimension supplémentaire semble avoir été atteinte ces dernières années. Tandis que de nouveaux concepts fleurissent çà et là – comme la Comédie musicale improvisée, une troupe vaudoise de baladins inspirés qui parcourt depuis 2012 la Suisse et le monde –, que des festivals dédiés à cette pratique naissent d’Yverdon (VD) à La Tour-de-Peilz (VD), et que des écoles professionnelles de théâtre intègrent à leur cursus un volet impro, les particuliers et les entreprises aussi s’intéressent de près à cette technique.

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Coaching et impro: on joue pour de faux des scènes archi-vraies

Dans: COACHING | 07.12.2009 | Cécile Collet | kursus

AskFor coache les personnes actives dans des métiers de communication. Pour leur développement personnel, la société propose des modules de «théâtre d’entreprise», en français ou en anglais. Un comédien, rompu aux techniques de l’improvisation – parfois Benjamin Cuche – joue le client insatisfait, le collègue tyrannique ou le boss un peu brusque, et le participant interprète son propre rôle, afin de découvrir en lui les ressources sur lesquelles il pourra compter dans son quotidien professionnel.

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